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Outil gratuit · mis à jour le 23 septembre 2026

Ce que coûte vraiment une heure de machine

Un matériel ne coûte pas seulement son prix d'achat. Il s'amortit, s'assure, s'entretient, consomme et immobilise de l'argent. L'outil ramène tout cela à un coût horaire, et vous dit si l'achat valait mieux que la location.

Le calculateur

1Quel matériel ?

€
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ans
h

Les heures où la machine tourne, pas celles où elle attend sur le chantier.

€
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Taux du crédit, ou coût de l'argent immobilisé si l'achat est comptant.

L/h
€/L
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Dents, lames, disques, huile, filtres.

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h
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21,68 €de coût de revient par heure, soit 151,76 € pour une journée de 7 h

Coût de possession : il court même à l'arrêt

Amortissement (32 000 € moins 8 000 € sur 8 ans)3 000,00 € / an
Assurance600,00 € / an
Entretien (7 % du prix payé)2 240,00 € / an
Financement (4 % sur le capital moyen)800,00 € / an
Total annuel6 640,00 €
Rapporté à 500 heures13,28 € / h

Coût d'utilisation : il ne court qu'en marche

Carburant7,20 € / h
Consommables1,20 € / h
Total8,40 € / h

Ce que vous devez facturer :

Coût de revient horaire21,68 €
Dont possession61,3 %
Prix horaire avec 20 % de marge26,02 €
Prix journalier (7 h)182,11 €
Coût total sur les 8 ans86 720 €

L'essentiel en 30 secondes

  • Coût de possession : amortissement, assurance, entretien, financement. Il court même quand la machine dort.
  • Coût d'utilisation : carburant et consommables. Il ne court que moteur tournant.
  • Le nombre d'heures par an change tout : c'est le diviseur du coût de possession, et c'est le chiffre qu'on surestime le plus.
  • Achat contre location : comparez le coût de possession annuel à ce que la location vous ferait économiser par jour.

L'heure qui coûte le plus cher est celle qu'on ne fait pas

Prenez une mini-pelle achetée 32 000 €, revendue 8 000 € au bout de huit ans. L'amortissement est de 3 000 € par an, auxquels s'ajoutent l'assurance, l'entretien et le financement : environ 6 600 € de charges annuelles avant d'avoir mis un litre de gasoil. Utilisée 500 heures par an, sa possession revient à 13,28 € l'heure. Utilisée 150 heures, elle revient à 44 € l'heure.

C'est toute la difficulté de l'investissement matériel dans une petite entreprise : le coût ne dépend presque pas de la machine, il dépend du volume de travail qu'on lui donne. Acheter une machine sous-employée, c'est transformer une charge variable, la location, en charge fixe, et donc remonter son seuil de rentabilité sans rien gagner.

💡 Avant un achat, relevez pendant six mois le nombre de jours où vous avez réellement loué ou eu besoin de la machine. C'est ce chiffre-là, et non l'envie, qu'il faut mettre dans le calcul.

Durées d'utilisation couramment retenues

MatérielDuréeHeures par anEntretien annuel
Véhicule utilitaire5 ans800 h4 % du prix payé
Mini-pelle, chargeuse8 ans500 h7 % du prix payé
Échafaudage, étaiement10 ans600 h2 % du prix payé
Outillage électroportatif4 ans400 h5 % du prix payé
Compresseur, groupe électrogène7 ans500 h5 % du prix payé
Nacelle, chariot élévateur8 ans600 h8 % du prix payé
Autre matériel5 ans600 h5 % du prix payé

Ces valeurs servent de point de départ : elles correspondent à une utilisation d'entreprise artisanale et non à un parc de loueur. Remplacez-les par les vôtres dès que vous les connaissez, en particulier les heures par an, qui sont le paramètre le plus sensible du calcul.

Questions fréquentes

Pourquoi calculer un coût horaire alors que le matériel est déjà payé ?

Parce qu'il devra être remplacé. Un matériel payé comptant il y a quatre ans n'est pas gratuit : il s'use, et le jour où il lâche, il faut racheter. Le coût horaire sert justement à mettre de côté, chantier après chantier, de quoi financer le remplacement. Ne pas le facturer revient à offrir son matériel à ses clients, puis à devoir emprunter pour le renouveler.

Que mettre dans les heures d'utilisation par an ?

Les heures où le matériel tourne réellement, pas les heures où il est sur le chantier. Une mini-pelle louée à la journée travaille rarement plus de cinq heures sur huit. Si vous surestimez ce chiffre, le coût horaire ressort trop bas et vous sous-facturez. Le compteur horaire de la machine, quand il existe, donne la vraie réponse.

Faut-il compter les intérêts du crédit ?

Oui, sous une forme ou une autre. Si le matériel est financé, les intérêts sont un coût réel. S'il a été payé comptant, l'argent immobilisé n'a pas pu servir ailleurs : c'est un coût d'opportunité que la plupart des méthodes valorisent au taux d'un crédit équivalent, appliqué au capital moyen immobilisé, soit (prix d'achat + valeur de revente) divisé par deux.

Amortissement comptable et amortissement économique, est-ce pareil ?

Non. L'amortissement comptable suit des durées d'usage admises fiscalement et sert à calculer votre résultat. L'amortissement économique, celui de cet outil, sert à fixer un prix : il part de ce que vous avez payé, de ce que vous récupérerez à la revente et du temps pendant lequel vous allez vous en servir. Les deux peuvent différer, et c'est normal.

À partir de quand vaut-il mieux acheter que louer ?

Quand le nombre de jours d'utilisation par an dépasse le point d'équilibre : coût de possession annuel divisé par l'écart entre le prix de location journalier et votre coût d'utilisation journalier. En dessous, la location coûte moins cher et n'immobilise rien. Au-delà, l'achat devient rentable, à condition que le volume d'utilisation se maintienne les années suivantes, ce qui est la vraie inconnue.

Peut-on refacturer le matériel au client ?

Oui, de deux façons. Soit vous l'intégrez au prix de l'ouvrage, ce qui est la pratique courante et la plus simple à défendre. Soit vous le faites apparaître en ligne distincte, comme une location, ce qui se justifie quand le matériel est exceptionnel : nacelle, échafaudage de grande hauteur, compacteur. Dans les deux cas le montant est le même, seule la présentation change.

Et le petit outillage ?

Il se traite rarement machine par machine. La pratique consiste à le globaliser dans les frais généraux : vous additionnez vos achats d'outillage de l'année, vous les rapportez à votre déboursé, et le taux obtenu entre dans vos frais généraux. Réservez le calcul détaillé aux matériels qui représentent un vrai investissement.

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L'avenant à faire signer avant de les commencer, avec le nouveau total et le nouveau délai.Contrat de sous-traitance BTPLes neuf articles de la loi de 1975 : acceptation, agrément, garantie de paiement, autoliquidation.Levée des réservesLe PV à faire signer quand les reprises sont faites, et la date à laquelle votre retenue de 5 % doit tomber.Épaisseur d'isolant pour un R viséQuelle épaisseur de laine ou de polyuréthane pour atteindre R = 7 en combles ou 3,7 en murs, et l'épaisseur du commerce au-dessus.Calcul de tuiles et de liteauxTuiles au m² selon le pureau, mètres de liteaux, fixations et poids que la charpente devra porter.Granulats : m³, tonnes et voyagesLa carrière vend à la tonne, vous calculez en m³ : la conversion, le foisonnement et le nombre de voyages.Rouleaux de papier peintLe calcul se fait en lés, pas en m² : périmètre, hauteur, raccord droit ou sauté, rouleaux à commander.Volume de bois en m³Cuber un avivé, une grume à la formule de Huber, ou convertir des stères selon la longueur des bûches.Puissance de chauffage d'une piècePoêle ou radiateurs : la puissance en kW selon le volume, l'isolation et la zone climatique.Marge, coefficient et prix de venteVendre à +30 % ne fait pas 30 % de marge : la conversion entre taux de marque, markup et coefficient.Frais de déplacementBarème kilométrique 2026, temps de trajet et péages : ce que coûte vraiment un chantier éloigné.Coût réel d'un salariéDu brut à l'heure facturable : charges, réduction générale 2026 et cotisations BTP.Délai de chantier en jours ouvrésWeek-ends, jours fériés et intempéries : la date de fin réelle à écrire au devis.Calcul du déboursé secMain-d'œuvre, fournitures, matériel : ce que le chantier vous coûte vraiment, avant frais généraux et bénéfice, avec un exemple chiffré et un tableau pour Excel.Sous-détail de prixDéboursé sec, frais généraux, bénéfice : le prix d'un ouvrage construit ligne par ligne, et le coefficient qui va avec.Seuil de rentabilité et point mortLe chiffre d'affaires qui couvre vos charges, et la date de l'année à laquelle vous commencez à gagner.Révision de prix sur l'index BT01Index INSEE à jour, formule avec part fixe et la clause de révision à écrire sur le devis.Mur en parpaings ou en briquesBlocs au m², mortier, ciment, sable, palettes et poids sur le plancher, ouvertures déduites.Enduit de façadeKilos et sacs d'enduit, mètres de tableaux, et vérification de l'épaisseur exigée par le DTU 26.1.Chape et ragréageVolume, ciment, sable, treillis et poids au m², avec les épaisseurs minimales du DTU 26.2.Gouttières et descentes EPDébit à évacuer, diamètre de descente et développé de gouttière selon le DTU 60.11.Débits de ventilationLe barème de l'arrêté du 24 mars 1982 : débit par pièce, débits réduits et entrées d'air.Surface habitable, plancher, CarrezTrois textes, trois résultats : les trois surfaces calculées pièce par pièce, et le contrôle d'une mention Carrez.Échéancier de paiementAcompte, situations et solde à joindre au devis, ou un impayé étalé avec reconnaissance de dette.Bon d'intervention et feuille d'heuresLes heures comptées, la main-d'œuvre chiffrée et le bon à faire signer avant de repartir.Convertisseur HT et TTCRetirer 20 % d'un TTC ne redonne pas le HT : la conversion dans les deux sens, sur un devis à plusieurs taux.Convertisseur d'unités du bâtimentPouces, mm, bars, kW, BTU, degrés, plus la table des filetages : 20 × 27 n'est pas du 3/4 converti.Équerrage et diagonaleLa diagonale à trouver, le contrôle des deux diagonales mesurées et le décalage exact à rattraper.Calcul de clôturePanneaux, poteaux, béton de scellement : l'entraxe n'est pas la largeur du panneau.Calcul de bardageLames, tasseaux, pare-pluie, fixations. Poser vertical double le métré d'ossature.Terrassement et foisonnementVolume foisonné, tonnage réel et voyages à prévoir : c'est le poids qui limite, pas la benne.Volume de piscineMètres cubes et litres, liner, margelles et temps de remplissage, pour cinq formes de bassin.Sol souple en rouleauLino, PVC, moquette : le calcul se fait en lés. Les six combinaisons comparées, chute et joints compris.Modèles d'emails pour artisanSix emails prêts à envoyer : devis, relance à 8 jours, relance à 21 jours, fin de chantier, facture impayée, demande d'avis. Vous remplissez, vous copiez, vous envoyez.Combien de devis pour mon objectifVotre objectif de chiffre d'affaires, votre devis moyen et votre taux de signature : le nombre de devis à signer et à envoyer chaque mois et chaque semaine.Vérifier un devisDéposez votre devis en PDF : l'outil liste les mentions obligatoires qui manquent.

Sources

Méthode et repères à jour au 23 septembre 2026, fournis à titre indicatif. Les durées, heures annuelles et taux d'entretien proposés sont des ordres de grandeur observés dans l'artisanat, non des barèmes : seuls vos relevés d'utilisation et vos factures d'entretien donnent vos valeurs réelles. Le calcul présenté est un calcul de gestion destiné à fixer un prix ; il ne se confond pas avec l'amortissement comptable et fiscal, dont les durées d'usage relèvent de l'article 39 du code général des impôts et des commentaires du BOFiP. Pour vos écritures, référez-vous à votre expert-comptable.