Le calculateur
1Comment connaissez-vous la surface ?
| Surface en projection | 120 m² |
| Intensité de pluie retenue | 3 l/min/m² |
| Débit à évacuer | 360 l/min, soit 6 l/s |
| Soit par heure | 21,6 m³ |
| Nombre de descentes | 2 |
| Surface par descente | 60 m² |
Ce qu'il faut poser :
| Descente | DN 100 (92 m² admissibles) |
| Gouttière | Demi-ronde développé 33 (113 cm², 95 m² admissibles) |
| Pente minimale | 5 mm par mètre |
| Crochets (un tous les 50 cm) | 25 |
| Dénivelé par versant de gouttière | 15 mm |
| Longueur de gouttière | 12 ml |
Le barème complet pour 3 l/min/m² :
| Descente DN 50 | jusqu'à 15 m² |
| Descente DN 63 | jusqu'à 28 m² |
| Descente DN 80 | jusqu'à 52 m² |
| Descente DN 100 | jusqu'à 92 m² |
| Descente DN 120 | jusqu'à 152 m² |
| Descente DN 125 | jusqu'à 170 m² |
| Descente DN 140 (naissance limitante) | jusqu'à 225 m² |
| Descente DN 160 (naissance limitante) | jusqu'à 310 m² |
Les 3 lignes partent dans le générateur avec leurs quantités ; vous n'avez plus qu'à poser vos prix.
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L'essentiel en 30 secondes
- 3 litres par minute et par m² en métropole, 4,5 en outre-mer. C'est la base de tout le calcul.
- La surface qui compte est la projection au sol, pas le rampant.
- Il n'y a pas de règle « une descente tous les X m² » : le nombre de descentes est le résultat du calcul.
- 5 mm par mètre de pente vers la naissance, un crochet tous les 50 cm.
Les développés de gouttière courants
| Gouttière | Section utile | Surface admissible |
|---|---|---|
| Demi-ronde développé 16 | 22 cm² | 14 m² |
| Demi-ronde développé 25 | 57 cm² | 35 m² |
| Demi-ronde développé 33 | 113 cm² | 95 m² |
| Demi-ronde développé 40 | 174 cm² | 180 m² |
Le développé est la largeur de la bande de zinc avant cintrage : un développé 25 donne une demi-ronde d'environ 12 cm de diamètre, un développé 33 environ 16 cm. Les valeurs de surface admissible valent pour une intensité de 3 l/min/m² ; elles se réduisent proportionnellement si l'intensité retenue est plus forte.
Ce qui fait déborder une gouttière
Le sous-dimensionnement vient en tête, souvent parce que l'installation a été reprise à l'identique après une extension : la toiture a grandi, la gouttière non. Vient ensuite la pente, absente ou inversée, qui transforme la gouttière en réservoir. Puis la naissance, trop étroite ou mal positionnée, qui bride une descente pourtant correctement dimensionnée.
Les feuilles et la mousse achèvent le tableau, mais elles ne sont qu'un révélateur : une installation dimensionnée avec une marge tolère un encombrement partiel, une installation juste déborde au premier orage. C'est pourquoi il vaut souvent mieux ajouter une descente que passer au diamètre supérieur.
Questions fréquentes
Pourquoi la surface en projection et non la surface de toiture ?
Parce que la pluie tombe à la verticale. Un pan de toit à 45 degrés de 100 m² ne reçoit que la pluie qui traverse les 71 m² de son ombre au sol. C'est cette projection horizontale qui commande le débit à évacuer, et c'est ce que retient le NF DTU 60.11. Surdimensionner en partant du rampant coûte inutilement cher ; l'inverse ne se produit jamais.
Quelle intensité de pluie faut-il retenir ?
Trois litres par minute et par mètre carré, soit 0,05 litre par seconde, pour la France métropolitaine. Dans les départements et régions d'outre-mer, on passe à 4,5 litres par minute. Ce sont des valeurs forfaitaires : elles ne correspondent pas à la pluie moyenne mais à l'averse que l'installation doit pouvoir encaisser sans déborder.
Existe-t-il une règle du type « une descente tous les 80 m² » ?
Non, et c'est le piège. Le nombre de descentes est un résultat, pas une donnée : il dépend du diamètre que vous pouvez installer, de la longueur de gouttière et de la position des naissances. Le calcul consiste à répartir la surface entre les descentes, puis à vérifier que le diamètre retenu encaisse la part de chacune.
À partir de quand la naissance limite-t-elle le débit ?
Au-delà du DN 130 environ, ce n'est plus la descente qui bride l'écoulement mais la naissance, c'est-à-dire le raccord entre la gouttière et le tuyau. Passer d'un DN 140 à un DN 160 n'apporte alors presque rien si la naissance reste la même. Dans ce cas, mieux vaut ajouter une descente supplémentaire que grossir celle qui existe.
Quelle pente donner à une gouttière ?
Cinq millimètres par mètre au minimum, vers la naissance. Sur une gouttière posée en deux versants depuis le milieu, le dénivelé total se partage entre les deux moitiés, ce qui permet de rester discret visuellement. Une gouttière posée de niveau finit toujours par retenir l'eau, les feuilles et la mousse, et par déborder du mauvais côté.
Combien de crochets par mètre ?
Un tous les cinquante centimètres est la valeur courante, avec un crochet supplémentaire en extrémité. On resserre à quarante centimètres en zone de neige ou sur une gouttière de grand développé, plus lourde une fois pleine. Le crochet se pose avant la gouttière, et son cintrage détermine la pente : c'est là que le travail se joue.
Où l'eau doit-elle aller ensuite ?
Jamais au réseau d'assainissement des eaux usées, et rarement en écoulement libre chez le voisin. Selon la commune, l'eau part au réseau pluvial, dans un puits d'infiltration, dans une cuve de récupération ou dans une noue. Le règlement d'assainissement local le précise, et certaines communes imposent désormais l'infiltration à la parcelle. C'est à vérifier avant de chiffrer le raccordement.
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Sources
- AFNOR — NF DTU 60.11, règles de calcul des installations de plomberie et d'évacuation des eaux pluviales
- Fédération française du bâtiment — Le dimensionnement des évacuations des eaux pluviales
- Légifrance — Article 641 du code civil (eaux pluviales et fonds voisins)
Méthode et intensités de pluie du NF DTU 60.11, relevées au 23 septembre 2026. Les surfaces admissibles par diamètre partent des valeurs de référence du DTU (DN 80 : 52 m², DN 100 : 92 m², DN 120 : 152 m², au taux de remplissage 0,20) ; les autres diamètres suivent la même loi hydraulique et sont donnés à titre indicatif. Le NF DTU est une norme payante : son texte fait foi. Le raccordement au réseau et les obligations d'infiltration à la parcelle relèvent du règlement d'assainissement de la commune, à consulter avant de chiffrer.