Le calculateur
1De quoi s'agit-il ?
| Acompte à la commande — 1er octobre 2026 | 3 960,00 € |
| Situation n° 1 — 1er novembre 2026 | 3 080,00 € |
| Situation n° 2 — 1er décembre 2026 | 3 080,00 € |
| Solde à la réception des travaux — 1er janvier 2027 | 3 080,00 € |
| Total | 13 200,00 € |
| Montant HT | 12 000,00 € |
| TVA 10 % | 1 200,00 € |
| Montant TTC | 13 200,00 € |
| Dont acompte (30 %) | 3 960,00 € |
Échéancier à joindre au devis
ÉCHÉANCIER DE PAIEMENT
Objet : travaux objet du devis
Le règlement des travaux interviendra selon l'échéancier suivant :
— 1er octobre 2026 3 960,00 € Acompte à la commande
1 1er novembre 2026 3 080,00 € Situation n° 1
2 1er décembre 2026 3 080,00 € Situation n° 2
3 1er janvier 2027 3 080,00 € Solde à la réception des travaux
Total : 13 200,00 € TTC
Chaque situation fait l'objet d'une facture correspondant aux travaux réellement
exécutés à la date d'émission. Le solde est appelé après la réception des travaux.
Les paiements sont exigibles à réception de facture. En cas de retard, les pénalités
prévues aux conditions générales courent de plein droit dès le lendemain de
l'échéance.L'essentiel en 30 secondes
- L'échéancier se joint au devis, pas à la première facture impayée.
- Écrivez « acompte », jamais « arrhes » : les arrhes autorisent le client à se dédire.
- Un échéancier signé vaut reconnaissance de dette et interrompt la prescription (art. 2240 c. civ.).
- Le juge peut imposer jusqu'à deux ans de délai (art. 1343-5 c. civ.) : mieux vaut négocier soi-même.
Le découpage courant d'un chantier
| Moment | Part appelée | Ce qu'elle couvre |
|---|---|---|
| À la commande | 30 % | Les fournitures à commander, les matériels à louer, le démarrage. |
| Démarrage des travaux | 20 à 30 % | La première phase exécutée : dépose, gros œuvre, réseaux. |
| Avancement intermédiaire | 20 à 30 % | Le corps du chantier, appelé sur situation. |
| Réception | Solde | Les finitions, la levée des réserves éventuelles. |
Ces parts sont indicatives : ce qui compte est que chaque appel de fonds corresponde à des travaux réellement exécutés. Un échéancier calé sur le calendrier et non sur l'avancement se retourne contre vous dès que le chantier prend du retard, quelle qu'en soit la cause. Sur un marché avec retenue de garantie, pensez aussi à prévoir les 5 % retenus et leur date de libération.
Le délai accordé : ce qu'il faut écrire
Un client qui ne peut pas payer d'un coup vaut mieux qu'un client qui ne paie pas du tout. Mais un accord verbal n'a aucune valeur probante : il faut un écrit, signé des deux parties, en deux exemplaires. Le document doit identifier la créance — facture, date, montant —, fixer des dates et des montants précis, et prévoir la déchéance du terme.
Cette dernière clause est la plus importante : sans elle, une échéance manquée ne vous donne le droit de réclamer que cette échéance-là, pas la totalité. Avec elle, le solde entier redevient exigible immédiatement. Ajoutez que le créancier suspend ses poursuites tant que l'échéancier est respecté : c'est ce qui donne au client une raison de le respecter.
Questions fréquentes
Un échéancier de chantier est-il obligatoire ?
Non, mais il est de votre intérêt. Sans calendrier écrit au devis, le client paie quand il veut, et vous financez le chantier sur votre trésorerie. Un échéancier accepté avec le devis rend chaque appel de fonds prévisible et incontestable. C'est aussi ce qui vous évite d'arriver au solde avec la moitié du chantier à récupérer.
Quel acompte demander ?
Trente pour cent est la pratique la plus courante chez les particuliers ; on monte à 40 ou 50 % quand les fournitures pèsent lourd ou sont commandées sur mesure. Aucun texte ne fixe de plafond pour des travaux, mais un acompte manifestement disproportionné par rapport aux prestations à venir se discute mal. Réglez-le sur ce que vous devez décaisser avant de commencer.
Acompte ou arrhes ?
Les deux n'ont pas le même effet. L'acompte engage fermement les deux parties : le client ne peut plus renoncer sans devoir des dommages, vous ne pouvez plus vous désister sans conséquence. Les arrhes autorisent chacun à se dédire, le client en les perdant, vous en les restituant au double. Dans le bâtiment, on veut un engagement ferme : écrivez « acompte », jamais « arrhes ».
Puis-je accorder un délai de paiement à un client en difficulté ?
Rien ne vous y oblige, et rien ne vous l'interdit. C'est souvent plus efficace qu'une procédure : vous récupérez votre argent sans frais d'avocat ni délai judiciaire. Mettez-le par écrit, signé des deux parties, avec une clause de déchéance du terme qui rend le solde immédiatement exigible à la première échéance manquée. Un accord verbal ne vaut rien devant un juge.
Un échéancier signé a-t-il une valeur juridique ?
Oui, à double titre. C'est un contrat, qui engage le débiteur sur des dates et des montants. Et c'est une reconnaissance de dette au sens de l'article 2240 du code civil : la reconnaissance par le débiteur interrompt la prescription, qui repart à zéro à la date de signature. Sur une créance ancienne, c'est précieux.
Le juge peut-il imposer un échéancier contre mon gré ?
Oui. L'article 1343-5 du code civil autorise le juge, compte tenu de la situation du débiteur et des besoins du créancier, à reporter ou échelonner le paiement dans la limite de deux années. Sa décision suspend les procédures d'exécution engagées et écarte les pénalités de retard pendant le délai fixé. Toute clause contraire est réputée non écrite. Mieux vaut donc négocier vous-même un échéancier raisonnable que de le subir.
Que faire si une échéance n'est pas payée ?
La clause de déchéance du terme joue : le solde entier redevient exigible, sans nouvelle mise en demeure si l'échéancier le prévoit. En pratique, un appel avant d'actionner la clause règle beaucoup de situations. Si rien ne vient, la mise en demeure ouvre la voie, et l'échéancier signé constitue alors une preuve écrite de la créance particulièrement solide.
Où en est chaque chantier, en un coup d'oeil
DEV-IX suit vos acomptes, vos situations et votre solde, et vous dit où en est chaque chantier. Essai gratuit de 14 jours, puis une formule gratuite.
Autres outils gratuits
Sources
- Légifrance — Article 1343-5 du code civil (délai de grâce)
- Légifrance — Article 2240 du code civil (interruption de la prescription)
- Légifrance — Article L441-10 du code de commerce (délais de paiement entre professionnels)
- Légifrance — Article L214-1 du code de la consommation (arrhes et acompte)
Textes consultés sur Légifrance au 23 septembre 2026. Les modèles proposés sont des modèles généraux, fournis à titre indicatif : ils ne remplacent pas la rédaction d'un professionnel du droit, en particulier sur un montant important ou face à un débiteur en difficulté avérée. Les parts d'avancement citées sont des pratiques observées et non des règles. Pour un marché public ou un marché de travaux soumis au NF DTU 60.1 ou à la norme NF P03-001, les modalités de règlement relèvent de ces documents.