Le calculateur
Le séjour et les chambres, rien d'autre.
À partir de deux, le barème « multiples » s'applique.
1Séjour et chambre cloisonnés ?
| Cuisine — 120 m³/h | 120 m³/h |
| Salle de bains ou de douches — 30 m³/h | 30 m³/h |
| Cabinet d'aisances (unique) — 30 m³/h | 30 m³/h |
| Débit total de base | 180 m³/h |
Débits réduits admis (article 4) :
| Débit total minimal | 90 m³/h |
| Débit minimal en cuisine | 45 m³/h |
| Plancher absolu en modulation automatique | 20 m³/h |
Côté air neuf :
| Entrées d'air à prévoir | 4, une par pièce principale |
| Détalonnage des portes intérieures | au moins 1 cm |
L'essentiel en 30 secondes
- Tout part du nombre de pièces principales : le séjour et les chambres, pas la cuisine ni la salle de bains.
- La cuisine va de 75 à 135 m³/h selon la taille du logement. C'est le poste dominant.
- Deux WC ou plus : 15 m³/h chacun au lieu de 30 pour un WC unique à partir de quatre pièces.
- Sans entrées d'air, rien ne fonctionne : une par pièce principale, portes détalonnées d'un centimètre.
Le barème de l'article 3, débits de base
| Pièce de service | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| Cuisine | 75 | 90 | 105 | 120 | 135 |
| Salle de bains ou de douches, commune ou non avec un cabinet d'aisances | 15 | 15 | 30 | 30 | 30 |
| Autre salle d'eau | 15 | 15 | 15 | 15 | 15 |
| Cabinet d'aisances unique | 15 | 15 | 15 | 30 | 30 |
| Cabinets d'aisances multiples | 15 | 15 | 15 | 15 | 15 |
Débits extraits en mètres cubes par heure, selon le nombre de pièces principales du logement. Ces valeurs doivent pouvoir être atteintes, simultanément ou non, dans les conditions climatiques moyennes d'hiver.
Le barème de l'article 4, débits réduits
| Pièces principales | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Débit total minimal | 35 | 60 | 75 | 90 | 105 | 120 | 135 |
| Débit minimal en cuisine | 20 | 30 | 45 | 45 | 45 | 45 | 45 |
| Plancher en modulation automatique | 10 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 |
Des dispositifs individuels de réglage peuvent abaisser les débits jusqu'à ces valeurs. Une ventilation qui module automatiquement le renouvellement d'air peut descendre plus bas encore, mais seulement sur autorisation ministérielle, et jamais sous la dernière ligne.
Ce qui fait échouer une installation
Les entrées d'air viennent en tête. Une extraction correctement dimensionnée ne sert à rien si l'air neuf ne peut pas entrer : le caisson tire sur un logement étanche, les débits s'effondrent, et l'humidité reste. Les occupants bouchent souvent les entrées d'air pour supprimer un courant froid ou un sifflement ; c'est la première chose à vérifier devant un problème de condensation.
Viennent ensuite les portes non détalonnées après la pose d'un parquet ou d'une moquette, les conduits écrasés dans les combles, les bouches d'extraction encrassées et les caissons en bout de course. Enfin, l'erreur de conception classique : une pièce ajoutée lors d'une rénovation sans recalculer les débits. Le logement passe de trois à quatre pièces principales et la cuisine devrait extraire 120 m³/h au lieu de 105.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une pièce principale ?
Le séjour et les chambres. Ni la cuisine, ni la salle de bains, ni les cabinets d'aisances, ni les dégagements, ni les celliers : ce sont des pièces de service ou des annexes. Un T4 compte donc quatre pièces principales — un séjour et trois chambres — et c'est ce nombre qui commande tous les débits du barème.
Que se passe-t-il quand le séjour et une chambre ne sont pas cloisonnés ?
L'arrêté du 24 mars 1982 tranche : en l'absence de cloison entre la salle de séjour et une chambre, la pièce unique ainsi créée est assimilée à deux pièces principales. Un studio avec un coin nuit ouvert se ventile donc comme un deux-pièces, ce qui fait passer le débit de cuisine de 75 à 90 m³/h.
Pourquoi le débit change-t-il selon le nombre de WC ?
Parce qu'ils ne servent pas tous en même temps. Le barème prévoit 15 m³/h par cabinet d'aisances dès qu'il y en a au moins deux dans le logement, contre 30 m³/h pour un cabinet unique à partir de quatre pièces principales. L'arrêté précise que les cabinets sont considérés comme multiples même si l'un d'eux est situé dans une salle d'eau.
Quelle différence entre le débit de base et le débit réduit ?
Le débit de base, celui de l'article 3, est le débit que l'installation doit pouvoir atteindre en pointe. L'article 4 autorise des dispositifs individuels de réglage qui abaissent temporairement les débits, à condition de ne jamais descendre sous un plancher : 90 m³/h au total et 45 m³/h en cuisine pour un quatre-pièces. C'est ce qui permet à une hygroréglable de fonctionner.
Une hotte peut-elle remplacer l'extraction de cuisine ?
Non, mais elle peut la réduire. L'arrêté prévoit que si, de construction, une hotte est raccordée à l'extraction de la cuisine, un débit plus faible est admis, déterminé selon l'efficacité de la hotte et des modalités approuvées par les ministres concernés. Une hotte à recyclage, elle, ne change rien : elle n'extrait pas d'air.
Et les entrées d'air ?
Elles sont indispensables : ce qu'on extrait doit rentrer quelque part. L'air neuf entre par les pièces principales et traverse le logement vers les pièces de service, d'où il est extrait. Une entrée d'air par pièce principale est la règle de base, avec des détalonnages de portes d'au moins un centimètre pour laisser l'air circuler. Boucher les entrées d'air est la cause numéro un des désordres d'humidité.
Ces débits s'appliquent-ils en rénovation ?
L'arrêté du 24 mars 1982 vise les logements neufs. En rénovation, il n'y a pas d'obligation générale de mise à niveau, mais dès qu'on remplace ou qu'on crée une installation de ventilation, ces valeurs sont la référence technique de la profession — et l'assurance comme le juge s'y réfèrent. Après une rénovation énergétique qui rend le logement étanche à l'air, les respecter n'est plus une option.
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Sources
- Légifrance — Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements, article 3
- Légifrance — Arrêté du 24 mars 1982, article 4 (débits réduits)
- Légifrance — Article R156-1 du code de la construction (surface habitable)
Barèmes repris de l'arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements, articles 3 et 4, dans leur version en vigueur au 23 septembre 2026. Cet arrêté vise les logements neufs ; en rénovation, ses valeurs constituent la référence technique de la profession. Le dimensionnement d'une installation — sections de conduits, pertes de charge, choix du caisson — ne se déduit pas des seuls débits et relève de l'étude du fabricant ou d'un bureau d'études.