Le calculateur
Votre taux exact figure sur la DSN. Le taux accident du travail est élevé dans le bâtiment.
9 en 2026 : deux des onze tombent un samedi ou un dimanche.
Maladie, formation, récupération.
Trajets, chargement, fournisseur, rangement.
| Brut mensuel | 2 200,00 € |
| Charges patronales avant réduction | 45 % |
| Réduction générale dégressive | − 24,48 points |
| Taux de charges retenu | 20,52 % |
| Charges patronales | 451,42 € |
| Cotisations BTP (20,44 %) | 449,68 € |
| Coût mensuel employeur | 3 101,10 € |
| Coût annuel | 37 213,20 € |
| Multiplicateur du brut | × 1,41 |
Et maintenant, les heures :
| Heures payées dans l'année | 1820 h |
| Heures réellement travaillées | 1547 h |
| Heures facturables (− 15 %) | 1315 h |
| Coût de l'heure payée | 20,45 € |
| Coût de l'heure travaillée | 24,06 € |
| Coût de l'heure facturable | 28,30 € |
💡 C'est 28,30 € qu'il faut couvrir avant le moindre euro de frais généraux ou de bénéfice. Un taux horaire de vente construit sur 20,45 € — le coût de l'heure payée — vous fait travailler à perte sans que rien ne le signale.
L'essentiel en 30 secondes
- La réduction générale 2026 vaut jusqu'à 39,81 points au niveau du SMIC pour une entreprise de moins de cinquante salariés, et s'éteint à trois SMIC.
- Le BTP ajoute plus de 20 % de brut : caisse des congés payés, chômage-intempéries, OPPBTP.
- Un salarié payé 1 820 heures n'en travaille qu'environ 1 580, congés et fériés déduits.
- Et il n'en facture qu'environ 1 340 si 15 % du temps part en trajets, chargement et préparation.
Les trois coûts horaires, et celui qui compte
Il y a trois façons de diviser le coût annuel d'un salarié, et deux d'entre elles conduisent à mal chiffrer. Le coût de l'heure payée divise par les heures du contrat : c'est le chiffre le plus flatteur, et le plus faux. Le coût de l'heure travaillée retire les congés et les fériés : on s'approche. Le coût de l'heure facturable retire en plus tout ce qui se passe entre deux chantiers : c'est le seul qui corresponde à ce que vous pouvez porter sur un devis.
L'écart entre le premier et le troisième dépasse couramment 35 %. Un artisan qui construit son taux horaire de vente sur le coût de l'heure payée, en y ajoutant ce qu'il croit être sa marge, découvre en fin d'exercice que la marge a disparu. Elle n'a pas disparu : elle n'a jamais existé.
Les cotisations propres au bâtiment
| Cotisation | Taux et assiette |
|---|---|
| Caisse des congés payés | 20,2 % du brut. La caisse paie les congés du salarié, quel que soit l’employeur chez qui il les a acquis. |
| Chômage-intempéries, gros œuvre | 0,68 % sur la base plafonnée, après abattement annuel. |
| Chômage-intempéries, second œuvre | 0,13 % sur la base plafonnée, après abattement annuel. |
| OPPBTP | 0,11 % du brut, au titre de la prévention. |
Taux de la caisse CIBTP Île-de-France en vigueur au 1er avril 2026. Ils varient légèrement selon la caisse régionale dont vous dépendez : le tableau des taux de votre caisse fait foi.
Questions fréquentes
Combien coûte vraiment un salarié ?
Entre 1,2 et 1,5 fois son brut pour un salaire proche du SMIC, davantage quand le salaire monte et que la réduction générale s'efface. Dans le bâtiment, il faut ajouter la cotisation de la caisse des congés payés, qui dépasse 20 % du brut à elle seule, plus le chômage-intempéries et l'OPPBTP. Le multiplicateur réel se situe alors couramment entre 1,45 et 1,75.
Qu'est-ce que la réduction générale dégressive unique ?
C'est le dispositif qui allège les cotisations patronales sur les bas salaires depuis 2026. Elle est maximale au niveau du SMIC — jusqu'à 39,81 points de cotisations en moins pour une entreprise de moins de cinquante salariés — puis décroît jusqu'à ne plus représenter que deux points à trois SMIC. Au-delà, elle ne s'applique plus.
Pourquoi le SMIC du calcul n'est-il pas le SMIC en vigueur ?
Parce que la réduction se calcule sur une valeur de référence figée au 1er janvier de l'année, soit 21 876,40 € annuels pour 2026, alors que le SMIC réel a été revalorisé au 1er juin. Ce décalage est normal et voulu : il évite que chaque revalorisation ne change rétroactivement le calcul de toutes les paies de l'année.
Pourquoi passer par la caisse des congés payés dans le BTP ?
Parce qu'un ouvrier du bâtiment change souvent d'employeur dans l'année, et que la caisse mutualise ses droits à congés. Vous cotisez chaque mois, la caisse paie les congés du salarié quand il les prend, même s'il a été chez trois employeurs. Le taux est de 20,20 % du brut à la caisse d'Île-de-France ; il varie légèrement d'une caisse régionale à l'autre.
Quelle est la vraie question à se poser ?
Pas le coût du salarié, mais le coût de son heure facturable. Un ouvrier payé pour 1 820 heures par an n'en travaille qu'environ 1 580 une fois les congés et les fériés retirés, et n'en facture qu'environ 1 340 si 15 % du temps part en trajets, préparation, chargement, rangement et paperasse. C'est ce dernier chiffre qui doit servir à bâtir votre taux horaire.
Que met-on dans la part non facturable ?
Les déplacements entre chantiers, le chargement et le déchargement du camion, la préparation du matériel, le passage au fournisseur, le rangement de l'atelier, le nettoyage, les réunions et les visites de chantier non facturées. Entre 10 et 25 % selon le métier et l'organisation. Mesurez-la une semaine : le résultat surprend presque toujours.
Où trouver mon taux de charges patronales exact ?
Sur votre DSN ou le bulletin de paie du salarié : additionnez les cotisations patronales et divisez par le brut. Le simulateur de l'Urssaf donne aussi le chiffre. L'outil part de 45 %, valeur plausible dans le bâtiment avant réduction, parce que le taux accident du travail y est élevé — mais c'est votre taux notifié par la CARSAT qui fait foi.
Votre main-d'oeuvre au vrai coût
Une fois le coût de l'heure facturable connu, le devis suit : DEV-IX chiffre la main-d'œuvre à votre taux, applique la bonne TVA et fait signer en ligne. Essai gratuit de 14 jours, puis une formule gratuite.
Autres outils gratuits
Sources
- Service-public — Réduction générale dégressive unique (RGDU) : formule et paramètres 2026
- Urssaf — La réduction générale dégressive unique
- CIBTP Île-de-France — Taux de cotisations en vigueur (congés payés, intempéries, OPPBTP)
- info.gouv.fr — Revalorisation du SMIC au 1er juin 2026
Paramètres à jour au 23 septembre 2026 : RGDU au 1er janvier 2026 (Tmin 2 %, SMIC de référence 21 876,40 € annuels), taux CIBTP Île-de-France d’avril 2026. Cette estimation ne remplace ni un bulletin de paie ni le simulateur de l’Urssaf : le taux accident du travail, la convention collective, la taille de l’entreprise et les exonérations propres à votre situation modifient le résultat. Faites valider votre taux par votre comptable avant de bâtir vos prix dessus.